Mercredi 30 mai 2012
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Publié dans : Danse et Salsa
Samedi 2 juin à 15 heures
Performance dansée » Les Reines chutent » à la
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris
24 rue Pavée
http://nomades3.fr/1219/la-reine-chute/
Pour « lire » une ville, il suffit d’en rechercher les escaliers.
C’est aussi un terrain de jeu exceptionnel,
ce n’est pas par hasard que le music-hall en a fait un exercice de style incontournable.
Asseyez-vous en bas d’un escalier, regardez simplement les passants qui le descendent,
vous avez déjà un spectacle chorégraphique en devenir.
Stars on stairs est une cascade de mouvements chorégraphiques, scénographiques et participatifs, une métamorphose pour grand escalier.
Lidia Martinez, chorégraphe-plasticienne franco-portugaise travaille autour de la reine morte « Inès de Castro ».
L’oiseau agite son unique aile (encore un boiteux) il chausse le gant magique de Cocteau pour une mise en scène du pouvoir.
Le Royal en récit enguirlandé se pose en bas de l’escalier.
La Reine revient pour revivre le drame de sa mort.
Elle va chuter.
St George pique le cœur du malin, le fleuve coule bleu
sur les marches, Inez porte la forêt cousue sur le dos,
le temps se roule à nos pieds.
Elle porte son destin sur la tête.
Jusqu’à sa chute, les oiseaux vont chanter.
Une lettre d’amour va murmurer leurs accords,dans un lyrique Italien.
Le bleu du ciel nous attire et le sol nous soutient… si peu.
Seules les marches nous supportent.
C’est dans l’étirement, là où l’élastique se tient et contient son éclatement proche, que l’on reste suspendus. Aie, que le cœur du danseur est In tranquille !
Glisser dans l’étroit chemin où la danse ne serait qu’un battement de cils proche de vos mains, ça….
Tout n’est pas définitivement consumé alors ?

L’escalier est un espace chargé de sens dont le décryptage s’avère très riche. Comme une passerelle, l’escalier induit un mouvement pour aller d’un lieu à un autre, en montant ou en descendant.
Il relie la ville haute à la ville basse, il mène aux lieux pouvoirs (églises, palais de justice, châteaux…), aux belvédères qui dominent la cité, il plonge dans les entrailles du métro et dans
ces temps automobiles, il est souvent devenu un raccourci désolé pour piéton.
Pour « lire » une ville, il suffit d’en rechercher les escaliers.
L’escalier est chorégraphique par essence. Ce n’est pas par hasard que le music-hall en a fait un exercice de style incontournable.
Cette scène urbaine ouvre une série de points de vue, et le mouvement de personnages y est en permanence décalé par le terrain inégal.
Asseyez-vous en bas d’un escalier regardez simplement les passants qui le descendent,… vous avez déjà un spectacle chorégraphique en devenir
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